Archives de catégorie : Institutions & Souveraineté populaire

Pourquoi le combat actuel pour le retrait de la « loi travail » peut pousser le Travail à sortir de l’Union européenne, à annuler la dette dite « publique », mais surtout écraser le parasite, le Capital ?

L’appétit gargantuesque et toujours plus important du Capital compresse toujours plus le monde du Travail et lui impose des régressions sans précédent. Ainsi les lois Macron, Rebsamen, maintenant El Khomri – pour ne citer que ces noms –, dans la continuité des politiques des précédents gouvernements depuis des décennies, s’inscrivent dans ce plan organisé de pillage des richesses produites par le seul Travail.

Seulement, si aucun gouvernement et même parti institutionnel ne s’oppose au diktat du Capital, il est en train de se passer quelque chose de subversif pour le système capitaliste : le Travail est en train de prendre conscience du fait qu’il est seul créateur de richesses et que cela lui octroie une légitimité politique. Cette affirmation politique du point de vue du Travail peut faire sauter de nombreux verrous mis en place par le Capital depuis des décennies.

Le combat qui est en train de se mener avec des manifestations et rassemblements toujours plus massifs pour le retrait de la « loi travail » commence à montrer ces réels enjeux ; et à moins que le monde du Travail ne rentre dans ses chaumières comme si de rien n’était, le combat va très vite prendre une tournure plus politique : se libérer totalement de la domination du Capital. Pour cela, et dans un premier temps, le Travail va devoir dynamiter les deux principaux verrous indispensables à son émancipation, l’Union européenne et la privatisation de la dette dite « publique ».

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Hollande, Valls, Macron, Rebsamen, El Khomri [etc.] si on vous attrape… Maintenant, on prend tout !

L’actualité sociale s’accélère. Le monde du travail, écrasé par le Capital, bouillonne. Devant l’ampleur des attaques (retour aux normes d’avant le Code du travail, légalisation des licenciements abusifs, condamnation à la prison de syndicalistes…), les luttes tentent de converger malgré les obstacles et l’absence d’impulsion au plan national. Il est en train de se passer quelque chose de subversif pour le système capitaliste entraînant des possibilités énormes pour l’affirmation politique du point de vue du Travail. Le monde du travail est en train de prendre acte de la guerre à outrance que nous mène la classe dominante pour préserver ses intérêts dans une crise économique dont elle est seule responsable. Le Travail est en train d’admettre que le match en train de se jouer s’avère désormais sans compromis possible avec le Capital qui était la règle depuis la Libération ; dit autrement, pour gagner, il faut écraser le parasite, le Capital. Il n’a plus aucune légitimité à dominer ou gérer la société.

En créant cette situation, le Capital pourrait avoir signé son arrêt de mort ; car ce n’est pas en changeant de gouvernement, de PDG, en annulant une loi, que le Travail pourrait y trouver une issue favorable. Une seule solution se présente à nous : tout prendre !

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Et nous ? Quand est-ce qu’on nous consulte sur l’Euro et l’Union Européenne ?

Depuis son élection, le gouvernement SYRIZA/ANEL d’A.Tsipras n’a eu de cesse d’affirmer vouloir rester dans les contraintes de l’Union Européenne. Il a cherché coûte que coûte à satisfaire les exigences de la Troïka (FMI, BCE, Commission Européenne), prolongeant ainsi les politiques régressives menées par ses prédécesseurs. Cela a perpétué et aggravé une situation dramatique pour le Peuple et les travailleurs grecs. Pour les institutions de l’UE et le FMI, bras armé du capitalisme mondialisé, cela ne suffit toujours pas.

Qu’on s’en réjouisse ou qu’on le déplore, l’avènement de SYRIZA a suscité un espoir bien au-delà des frontières de la Grèce. Celui d’un changement des rapports de force au sein de l’UE, celui de voir un gouvernement se dresser face aux diktats de la finance et servir d’exemple à d’autres pays. Pourtant, depuis 5 mois, A.Tsipras et son équipe ne sont pas revenus sur les précédents mémorandums et ont même donné des gages aux forces de l’OTAN en envisageant de nouvelles bases américaines sur le sol grec. La multiplication des déclarations du gouvernement grec voulant rassurer les maîtres européens sur la non-remise en cause de l’euro n’a fait qu’encourager les exigences de la Troïka.

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Vote obligatoire ? Le Capital a besoin de spectateurs pour faire perdurer sa « farce démocratique » !

Voilà que revient dans le débat politique la question du vote obligatoire. « Pour prolonger le formidable élan de la marche républicaine du 11 janvier, François Hollande avait confié aux présidents des deux assemblées la mission de réfléchir à “l’engagement citoyen” et le sentiment “d’appartenance républicaine”. Le président de l’Assemblée nationale, Claude Bartolone, a dévoilé ce mercredi 15 avril devant la presse ses 61 préconisations pour, dit-il, “redonner de la chair au pacte républicain” » ; l’une d’entre elles étant le vote obligatoire.

Il n’est pas étonnant qu’avec l’abstention qui augmente d’élection en élection, la classe dominante s’inquiète pour la légitimité des institutions qui la protègent. Car des élections sans électeurs rendent caduque l’institution elle-même, c’est d’ailleurs tout l’enjeu !

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Seul un point de vue révolutionnaire peut rassembler le monde du travail et permettre une issue ! Et c’est collectivement que nous devons l’élaborer…

Assassinats à Paris, élections en Grèce, Ukraine…

En ce début d’année 2015, il est encore plus difficile que d’habitude de s’arrêter un instant pour construire une réflexion sur les divers événements qui secouent le monde et notre pays. Il est pourtant nécessaire et essentiel de prendre le temps d’analyser la situation et de se projeter dans l’avenir afin d’élaborer une stratégie politique favorable au monde du travail. Car il est évident que la situation survenue après les meurtres barbares à Paris et Montrouge ne profite certainement pas à l’affirmation du point de vue du Travail comme issue à la crise !

N’est-il pas extrêmement significatif de constater que le Capital a réussi instantanément à retourner la situation à son avantage – à croire qu’il pourrait en être l’organisateur ? Comme à chaque fois. Comme si le monde du travail jouait une partie d’échecs avec dix coups de retard en permanence… Un choc traumatise la société et le Travail est réduit à l’impuissance. Comment, dans ces conditions, peut-il gagner la moindre partie ? L’urgence est donc à prendre le temps de la réflexion et de l’analyse collectives pour modifier cette situation et ainsi mieux œuvrer à ce que le point de vue du Travail définisse et revendique sa véritable place dans la société.

Arrêtons-nous sur deux événements majeurs qui font la une de l’actualité : les assassinats de début janvier et la victoire de Syriza aux élections législatives en Grèce. D’une part, une tragédie qui a engendré un traumatisme légitime et normal dans la population avec un malaise qui s’est généralisé, et à l’opposé, une petite lueur d’espoir pour le Travail avec la victoire de la coalition de gauche d’Alexis Tsipras. Sans rapports à priori, ces faits marquants, à la une des journaux, auront des conséquences majeures sur notre avenir commun.

Gardons l’image de cet échiquier sur lequel se jouent toutes les formes de l’affrontement Capital/Travail. Il est plus que probable, à l’allure où vont les choses, que le Capital va chercher à pousser son avantage en avançant ses pions et que d’autres faits importants risquent de se produire très rapidement.

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