C’est le Travail qui, seul, fera la reconstruction ! Assumons-le politiquement !

Jamais un parasite n’apporte la moindre ressource à son hôte… Au contraire, il pille et détruit tout ce que ce dernier peut bâtir. Nous, les seuls producteurs de valeur, n’avons pas d’autre choix que de reconstruire le pays — comme le monde du travail l’a toujours fait dans l’histoire —, et devons l’assumer. La crise mondiale financière masquée par une crise sanitaire bien réelle est un énième exemple de ce qu’a pu détruire le Capital, de ce qu’il détruit encore aujourd’hui et de ce qu’il est prêt à détruire demain pour préserver sa domination au risque de détruire l’humanité et la planète. Que les choses soient claires, aucun détour n’est possible : il faut en finir avec le Capital, et le monde du travail doit être le seul à gérer la reconstruction. Plus d’actionnaires, d’employeurs et propriétaires des moyens de production, de banques privées, de dettes dites publiques qui sont en réalité au profit de créanciers prédateurs privés, etc. Nous devons mettre le cap vers une société nouvelle sans nuisibles — tout est à nous ! — basée sur une vision communiste du Travail.

De crise en crise… vers le chaos ?

Le Capital est une machine de destruction. Plusieurs décennies sont là pour le démontrer puisque tout y passe… La classe dominante qui sévit en France a un double rôle : à la fois légitimer cette annihilation en bande organisée et à la fois préserver la domination capitaliste dans un semblant démocratique. Jusqu’à Macron, les institutions françaises appuyées par celles de l’Union européenne ont plutôt bien joué leur rôle pour enrayer toute rébellion du peuple. Cependant l’illusion démocratique ne faisant plus vraiment son effet, la bourgeoisie a dû et su se payer un président de la République — certes le plus mal élu de l’histoire de France — et une Assemblée nationale en 2017, le tout exclusivement à sa botte. On pouvait alors déjà parler de coup d’État qui a lancé une nette accélération et progression de la violence dans l’affrontement de classe. Si la bourgeoisie a sans doute cru avoir réussi son coup, les crises qui se succédèrent furent de plus en plus importantes et difficiles à contenir.

Souvenons-nous du mouvement dit des « gilets jaunes » et plus récemment du mouvement sur les retraites. La crise engendrée prenait une telle ampleur qu’elle devenait totalement ingérable. Macron et sa clique, ces « connards qui nous gouvernent », ont dû voir une échappatoire dans l’arrivée du Covid-19 en France ; « enfin un autre sujet qui fera la une et qui fera oublier cette calamiteuse réforme des retraites » ! Ainsi cette bande de mi-incapables et de mi-coupables ont par toute évidence laissé arriver et s’installer la crise sanitaire — coupables —, sans en mesurer et prévoir les conséquences — incapables. Comme ils n’étaient pas moins coupables et incapables dans les crises précédentes, ils le seront tout autant dans les suivantes.

Ce sont des ignares politiques, mais, morts de trouille d’une vindicte populaire, ils ont bien compris une chose : toute crise fait oublier la précédente — si elle est plus importante — ce qui leur permet d’échapper à un jugement et surtout à rendre des comptes. De plus, le choc pour les populations d’une crise où l’on « rentre en guerre » déstabilise et fait perdre tous les repères connus ; laissant le peuple se rattacher à l’existant, même si c’est une classe dirigeante des plus abjectes. Le peuple qui se retrouve confronté à la succession toujours plus rapide de périodes de troubles se retrouve sans projection dans l’avenir. Des chamboulements qui imposent à chacun de vivre au jour le jour : tous les projets personnels et professionnels sont remis en question, mais jusqu’à quand ? Une situation très confortable pour les imposteurs qui gouvernent.

L’immense colère du peuple français que suscite leur gestion lamentable de cette pandémie — incapables — tout en préservant les intérêts du Capital, à savoir sa domination — coupables — peut présager d’un jugement terrible « après »… À condition qu’il y ait une après-crise, et surtout pas une autre crise faisant oublier ce que l’on vit aujourd’hui ! Ne soyons pas dupes, jamais aucun criminel agissant en bande organisée ne s’est rendu de lui-même et n’a avoué ses fautes et ses responsabilités dans les drames qu’il a engendrés. Pire, tant qu’on ne les aura pas mis hors d’état de nuire, ils laisseront s’installer des crises de plus en plus graves entraînant à court terme le chaos. Macron et sa bande doivent être immédiatement destitués et déferrés devant un tribunal révolutionnaire !

Des institutions qui implosent

En ce qui concerne la Ve République, on pouvait déjà affirmer dès son élection que Macron serait le coup d’État de trop. D’ailleurs, organiser des élections — ou du moins une grande comédie — en 2022 dans ce cadre institutionnel relevait déjà de l’exploit. La bataille pour les institutions fait partie intégrante de la lutte des classes… et la fin d’une République bourgeoise — sans prise de conscience du peuple pour qu’il s’en mêle — ne peut qu’engendrer des institutions bien plus autoritaires encore. La prise des pleins pouvoirs — certes par un sombre idiot entouré de personnes à son image — ne tient pas du hasard. Elle devenait indispensable pour la classe dominante qui perdait la face afin de maintenir la colère « confinée ». Pour cela, c’est toujours plus commode d’avoir un bon prétexte… aujourd’hui les conditions semblent réunies. Mettre en place une Assemblée constituante — comme pensée et voulue par les révolutionnaires de 1945 — devient primordial et indispensable pour avancer et surtout sortir de cet autoritarisme dérapant vers un fascisme à la française.

Cependant, on assiste à quelque chose de nouveau dans cette crise : l’Union européenne risque — si on pousse un peu — d’imploser. Jusqu’alors, cette institution purement capitaliste et pourtant totalement illégitime avait réussi à échapper aux soulèvements populaires car elle n’était pas vraiment ciblée en tant que telle. Aujourd’hui, un masque supplémentaire vient de tomber ; elle passe pour ce qu’elle est : une organisation totalement antidémocratique de soumission des peuples. L’absence totale de l’UE dans la gestion de l’épidémie pour organiser la solidarité avec les pays les plus touchés comme l’Italie — qui fait appel à Cuba, la Russie, et la Chine — risque de lui coûter cher. Quinze ans après la forfaiture de 2005, la preuve est maintenant faite que l’UE est un obstacle à la coopération entre les peuples. Son effondrement probable est le moment opportun pour la dissoudre afin de redonner une pleine souveraineté aux peuples d’Europe, et français en particulier.

Un fulgurant bouleversement de la société

La période inédite que nous vivons aujourd’hui ne marquera pas que les esprits. En effet, ce tournant pour l’humanité dans lequel une transformation sans précédent de la société est en train de s’opérer doit attirer notre attention. En seulement quelques semaines, la numérisation totale de nos sociétés centrées sur Internet, la surveillance de masse par ces mêmes outils dans le cadre de l’urgence sanitaire vont bouleverser la société dans sa globalité. Nos rapports sociaux, au travail, avec l’environnement, etc. sont revus en profondeur.

Il est certain que rien ne sera plus comme avant… Seulement, ce séisme de grande ampleur peut aussi coller parfaitement au projet capitaliste de société puisque c’est le Capital qui est aux manettes. Le confinement pousse au maximum l’individualisation de la société où les rapports humains ne sont que virtuels. Nombre de commerces feront faillite, au profit des géants comme Amazon. Le télé-enseignement va permettre de fermer des classes et détourner l’école publique vers des centres de télé-enseignement privé. La SÉCU sera obligatoirement en faillite puisqu’elle prend en charge le financement de toute cette crise et ses revenus sont déjà diminués pour faire des cadeaux aux entreprises ; tout cela au profit des assurances privées et fonds de pension qui ne peineront pas à se remettre. Beaucoup de travailleurs en chômage technique ne retrouveront pas leur poste puisque les « Sociétés » s’organisent pour prospérer sans eux…

Une situation internationale explosive

Alors que depuis des mois nous assistons à une recomposition géopolitique et surtout impérialiste, la pandémie mondiale va changer la donne et accentue les tensions. Les dirigeants des puissances capitalistes jouent une double course contre la montre ; la première contre leur peuple pour les faire rentrer dans le rang ; la deuxième contre les autres puissances capitalistes. Les dirigeants qui font réellement de la politique l’ont mesuré. Plus vite sortis de l’épidémie, plus vite sur les rails pour étendre leur domination. Ainsi, l’Allemagne mène la course en tête en Europe — en délaissant ses voisins — pour assurer sa suprématie sur le continent et peut-être plus encore. Quant à eux, les USA, première puissance mondiale, sont en train de se faire dépasser par les évènements et essaient de faire diversion en augmentant leur agressivité extérieure (ingérence, voire intervention militaire au Venezuela, embargo à Cuba, insulte envers le peuple chinois, etc.) pendant qu’ils reçoivent du matériel de la part de la Russie. Cuba a aussi compris qu’enrayer l’épidémie au plus vite n’était pas qu’un problème sanitaire ; plus longtemps les peuples seront confinés, plus longtemps ils seront dépendants et encore plus soumis au système capitaliste.

N’attendons pas que l’orage continue de grossir, commençons la révolution !

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