« L’union nationale » n’a jamais été et ne sera jamais possible avec cette classe dominante abjecte. Ils doivent plus que jamais dégager !

Comme dans toute crise grave, l’émotion gagne la population. On fait « naturellement » une pause entre petites querelles de voisins, le peuple se gonfle d’une empathie générale et s’unit pour affronter toute crise ; et heureusement ! D’ailleurs, l’histoire regorge de faits où la classe dominante organise des crises, des guerres pour que le peuple s’unisse avec elle… Nous ne disons pas que c’est cette petite caste qui a organisé cette épidémie — même si elle tombe à point nommé pour masquer une crise financière inévitable, plus grave encore que celle de 2008, et pour s’autoriser à piller au grand jour le monde du travail —, mais simplement qu’elle ne fait pas partie du peuple ; elle privilégiera toujours ses intérêts au détriment du peuple surtout en cas de crise.

Allons-nous oublier le mouvement dit des gilets jaunes ? La grève reconduite pendant 56 jours ? Allons-nous oublier ceux qui nous ont inspirés honte et dégoût ? La police macronienne envoyée cogner le peuple ? La manière dont ils traitent la santé et plus particulièrement le monde hospitalier depuis des années ? Et tous les « nantis » qui ont un régime spécial ? Non, nous n’avons pas oublié ce Macron, le président le plus mal élu de France à la tête d’un régime fascisant qui a depuis longtemps mérité de rejoindre la longue liste des rebuts de l’histoire !

Macron et sa clique sont l’aboutissement de plusieurs décennies de dégénérescence intellectuelle. Plus clairement, ce sont de sombres idiots sur lesquels devrait reposer la vie de la Nation toute entière. Là encore, la réforme des retraites avec l’amateurisme des dirigeants est éloquente. Allons-nous confier nos vies — au sens premier du terme — encore longtemps à cette bande d’ignares ?

Qui ne se souvient pas de ce fameux samedi 29 février 2020 après un Conseil des ministres « spécial Covid-19 » où le seul bilan était d’annoncer en fin d’après-midi un 49-3 pour passer en force sur une réforme des retraites ? Plutôt que de mettre toute leur énergie pour détruire un système révolutionnaire de retraites, n’aurait-il mieux pas fallu faire le nécessaire pour augmenter les stocks de produits médicaux importants, anticiper la pandémie, et le confinement ?

Ce que montre cette crise d’une gravité extrême, c’est que le système capitaliste, par essence, repose sur le profit à court terme et sur l’individualisation. Ainsi il emmène le monde à sa perte. La grande distribution qui laisse vider les rayons en quelques heures en est un exemple éloquent. Avons-nous géré le « frigo » comme cela pendant le mouvement des 56 jours ? Tout le monde pouvait-il venir se servir tant qu’il payait sans penser aux autres ? Cette démonstration montre non seulement que le système capitaliste nuit à l’humanité, mais surtout qu’il ne pourra en aucun cas la sortir d’une crise comme celle que nous vivons.

Il ne s’agit pas de remettre en cause les besoins de confinement et d’arrêt des productions — d’ailleurs c’est là que l’on voit que le travail capitaliste n’est pas indispensable pour l’humanité, encore moins pour la planète — mais de bien analyser le fait que la privation des libertés par ceux qui en rêvent depuis longtemps pour leurs intérêts peut vite poser problème. D’ailleurs, ce n’est certainement qu’un début, puisque couvre-feu, armée dans les rues, ordonnances à tout va, réquisitions, interdiction du droit de grève, — etc. — sont sous-jacents. Si enrayer une épidémie n’est pas forcément évident, ces procédures — sans réel contrôle démocratique, du moins moins qu’avant — leur sont bien connues. Et on peut légitimement s’interroger sur « l’après »… Une fois que nous serons tous bien enchaînés dans un régime d’exception, comment la vie politique va-t-elle pouvoir repartir ?

Heureusement, l’accomplissement de plusieurs mois de lutte nous a montré les pistes pour s’en sortir et l’esquisse d’un nouveau monde où nous vivions ensemble, où chaque décision était prise localement en assemblée démocratique pour le bien commun. Allons-nous compter sur ceux qui veulent notre peau pour nous la sauver ?

Pour préparer la sortie de crise, il faut travailler dès maintenant à dégager les nuisibles, mesurer démocratiquement et quotidiennement chaque décision pour mettre fin à l’épidémie, préparer l’après en mettant en place un programme révolutionnaire pour ne plus revivre cela.

La lutte des classes n’est pas en pause, elle s’accentue !

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