Archives de catégorie : Travail & Création de richesses

Panique à bord ! « Les gens qui ne sont rien » vont-ils accepter de “sauver” l’économie capitaliste ?

La classe dominante veut essayer de faire passer un message clair ; un message qui sonnerait comme une évidence ; un message qui affirme qu’il n’y aura pas d’autres choix que de travailler dur pour sortir de cette récession afin de sauver « notre » économie — comme si, au passage, cette « économie-là » pouvait aussi appartenir au peuple !

L’ensemble des annonces faites par nos gouvernants, notamment celle sur la date du 11 mai — pavé dans la mare sorti du chapeau — pour commencer un dé-confinement « restant à gagner » montre une chose importante : un vent de panique souffle au plus haut niveau. Les gueux vont-ils vouloir retourner dans la subordination ? Vont-ils encore tolérer le parasite ? Vont-ils vouloir sauver — une fois de plus — les banques privées, les actionnaires ? Vont-ils vouloir continuer à rembourser les dettes dites publiques, etc. ? Plus simplement, une peur bleue envahit cette petite caste qui se demande si elle va pouvoir s’en sortir victorieuse, c’est-à-dire si elle va être en mesure de garder le pouvoir !

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Pour le droit universel à la retraite, celui de vivre et travailler librement

Ce droit universel qui doit être élaboré et mis en place dans cette société capitaliste survivra — et participera — à la révolution ; il gardera sans aucun doute toute sa pertinence dans une société communiste. En effet, la mise en commun et la gestion des personnels pour organiser et faire fonctionner toute la société nécessitera, même après avoir aboli le lien de subordination et le « marché du travail » capitalistes, d’imposer à tout à chacun une période de sa vie, une partie de son temps, au service du peuple. Bien évidemment, toute l’organisation du travail au service du peuple reste à construire en fonction des besoins et des choix démocratiquement faits. Ce qui peut cependant déjà être établi, à partir des prémices existantes et en développant les déjà-là révolutionnaires, c’est un âge à partir duquel chaque citoyen pourra vivre et travailler librement.

Voilà l’enjeu révolutionnaire de la mise en place d’un âge politique unique où chacun se verra mis en retraite impérativement et indépendamment de son parcours, de sa vie, de sa profession, etc. Ce droit universel devra être assuré par la constitution.

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Hollande, Valls, Macron, Rebsamen, El Khomri [etc.] si on vous attrape… Maintenant, on prend tout !

L’actualité sociale s’accélère. Le monde du travail, écrasé par le Capital, bouillonne. Devant l’ampleur des attaques (retour aux normes d’avant le Code du travail, légalisation des licenciements abusifs, condamnation à la prison de syndicalistes…), les luttes tentent de converger malgré les obstacles et l’absence d’impulsion au plan national. Il est en train de se passer quelque chose de subversif pour le système capitaliste entraînant des possibilités énormes pour l’affirmation politique du point de vue du Travail. Le monde du travail est en train de prendre acte de la guerre à outrance que nous mène la classe dominante pour préserver ses intérêts dans une crise économique dont elle est seule responsable. Le Travail est en train d’admettre que le match en train de se jouer s’avère désormais sans compromis possible avec le Capital qui était la règle depuis la Libération ; dit autrement, pour gagner, il faut écraser le parasite, le Capital. Il n’a plus aucune légitimité à dominer ou gérer la société.

En créant cette situation, le Capital pourrait avoir signé son arrêt de mort ; car ce n’est pas en changeant de gouvernement, de PDG, en annulant une loi, que le Travail pourrait y trouver une issue favorable. Une seule solution se présente à nous : tout prendre !

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Retour sur la privatisation de l’aéroport de Toulouse-Blagnac : y aurait-il un bon et un mauvais Capital ?

En décidant d’ouvrir le Capital de la société d’exploitation de l’aéroport de Toulouse, le gouvernement confirme non seulement le désengagement de l’État dans les aéroports français et plus généralement dans l’ensemble du secteur public, mais surtout sa servitude indécente au Capital pour l’aider à étendre son emprise partout et dans tous les domaines. Le mécanisme est rodé et pas nouveau : on a volontairement créé une dette publique – entièrement privée ! – pour asservir à perpétuité les peuples et pour « justifier » les politiques d’austérité mises en place par les gouvernements successifs qui elles-mêmes « justifient », entre autres, la vente des bijoux de famille. Et c’est coup double pour le Capital, cela lui permet de rentrer dans toutes les entreprises où il n’était pas encore présent pour piller – encore plus – les richesses créées par les seuls travailleurs ; tout cela avec la complicité de ses serviteurs zélés au pouvoir qui, n’ayant pas eu mandat du Peuple pour cela, n’ont aucune légitimité sur ce sujet…

Mais comment le Capital, par ce type d’opération extrêmement néfaste pour le monde du Travail, arrive-t-il à déposséder à chaque fois des millions de copropriétaires – car les biens de la Nation appartiennent à tous les citoyens, à tous les travailleurs – sans aucune réaction subversive des spoliés de leur propriété collective ? Dit autrement, quels mécanismes permettent de conserver cet ordre établi malgré les luttes ?

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Sans le Front National, Hollande n’aurait pas « régné » plus de 6 mois !

Alors que le Capital continue à étendre violemment sa domination et sa prédation sur toutes les sphères de la société, alors qu’un président de la République n’a jamais été aussi détesté par ses concitoyens, jamais dans les nombreuses luttes actuelles le mot d’ordre « démission » n’est repris. Le Travail n’étant pas représenté par les partis institutionnels, la simple idée de revoter terrifie ; et si le Front National passait en tête ? À croire que l’annulation des élections de 2017 pourrait nous soulager ! Ainsi, pour contenir et dévoyer la colère, le Capital a son outil : le Front National qui ne met jamais en cause les mécanismes du profit capitaliste et les fondements du système.

Les élus nationaux, voire régionaux, quel que soit leur parti, sont soumis au Capital et ne sont là que pour faire illusion de démocratie ; en effet, toutes les annonces ou décisions des gouvernements successifs, tous les votes du parlement vont systématiquement dans le sens des intérêts du Capital. Du coup, les mobilisations multiples se heurtent systématiquement au cadre institutionnel, conçu pour servir et sauvegarder en toute situation le système capitaliste. Autrement dit, gagner reviendrait à faire tomber le pouvoir en place. Cela entraîne désarroi et désespérance. Le Travail, qui est seul à produire toutes les richesses, doit trouver en son sein les moyens de son émancipation et de son affirmation, en tant que tel, sur le terrain politique afin de faire éclater ces verrous institutionnels garants de notre domination.

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