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Élection présidentielle : demain, le Capital vous invite au final de son dernier spectacle : des millions d’électeurs vont voter pour un candidat qu’ils ne veulent pas !

Demain, la classe dominante organise un nouveau rendez-vous électoral. Ce sera la fin d’une interminable période où la classe politique s’est enfoncée dans une médiocrité et un ridicule sans précédent. Le monde du Travail aspire à bien autre chose que cette comédie insupportable, en dehors de toute réalité.

Ce n’est pas parce que le Capital pose des urnes qu’il y a démocratie ; ce n’est pas parce qu’il y a vote qu’il y a démocratie ! Cette farce « démocratique » revêt un fait inédit : les comédiens qui y participent ne savent pas qu’ils jouent dans une comédie ! Si notre avenir et nos vies n’en dépendaient pas, ce serait très drôle.

Un problème insoluble

Dans cette élection à deux tours conçue pour éliminer tout candidat représentant le monde du Travail, ce dernier se retrouve maintenant confronté à un problème sans solution ; il faut faire son « choix » entre deux finalistes, tous les deux « fabriqués par le système » pour le préserver en mettant en scène leur prétendue opposition. Chaque électeur est ainsi sommé de voter CONTRE l’un ou l’autre, CONTRE une des deux faces de la même pièce, du même système !

Si le mécanisme est rodé, et si la classe dominante aura un œil attentif sur le nombre de spectateurs qui seront venus à son dernier spectacle, la participation au premier tour donne déjà une certaine légitimité à cette élection et au piège qui vient de se refermer sur nous.

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Vote obligatoire ? Le Capital a besoin de spectateurs pour faire perdurer sa « farce démocratique » !

Voilà que revient dans le débat politique la question du vote obligatoire. « Pour prolonger le formidable élan de la marche républicaine du 11 janvier, François Hollande avait confié aux présidents des deux assemblées la mission de réfléchir à “l’engagement citoyen” et le sentiment “d’appartenance républicaine”. Le président de l’Assemblée nationale, Claude Bartolone, a dévoilé ce mercredi 15 avril devant la presse ses 61 préconisations pour, dit-il, “redonner de la chair au pacte républicain” » ; l’une d’entre elles étant le vote obligatoire.

Il n’est pas étonnant qu’avec l’abstention qui augmente d’élection en élection, la classe dominante s’inquiète pour la légitimité des institutions qui la protègent. Car des élections sans électeurs rendent caduque l’institution elle-même, c’est d’ailleurs tout l’enjeu !

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Sans le Front National, Hollande n’aurait pas « régné » plus de 6 mois !

Alors que le Capital continue à étendre violemment sa domination et sa prédation sur toutes les sphères de la société, alors qu’un président de la République n’a jamais été aussi détesté par ses concitoyens, jamais dans les nombreuses luttes actuelles le mot d’ordre « démission » n’est repris. Le Travail n’étant pas représenté par les partis institutionnels, la simple idée de revoter terrifie ; et si le Front National passait en tête ? À croire que l’annulation des élections de 2017 pourrait nous soulager ! Ainsi, pour contenir et dévoyer la colère, le Capital a son outil : le Front National qui ne met jamais en cause les mécanismes du profit capitaliste et les fondements du système.

Les élus nationaux, voire régionaux, quel que soit leur parti, sont soumis au Capital et ne sont là que pour faire illusion de démocratie ; en effet, toutes les annonces ou décisions des gouvernements successifs, tous les votes du parlement vont systématiquement dans le sens des intérêts du Capital. Du coup, les mobilisations multiples se heurtent systématiquement au cadre institutionnel, conçu pour servir et sauvegarder en toute situation le système capitaliste. Autrement dit, gagner reviendrait à faire tomber le pouvoir en place. Cela entraîne désarroi et désespérance. Le Travail, qui est seul à produire toutes les richesses, doit trouver en son sein les moyens de son émancipation et de son affirmation, en tant que tel, sur le terrain politique afin de faire éclater ces verrous institutionnels garants de notre domination.

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La grève des cheminots : une lutte pour l’intérêt général, contre les exigences du Capital, trahie par les mécanismes institutionnels !

« Tout bien, toute entreprise, dont l’exploitation a ou acquiert les caractères d’un service public national ou d’un monopole de fait, doit devenir la propriété de la collectivité. »

(Préambule de la Constitution de 1946 auquel la Constitution actuelle proclame son attachement).

Malgré cette proclamation, le 24 juin 2014, les députés de la République ont voté la mise à mort de la Société Nationale des Chemins de fer Français, bien commun de la Nation. Quelques jours plus tard, les sénateurs ont fait de même. Sans l’action des cheminots, 65 millions de citoyens se seraient vus « expropriés » dans le silence le plus absolu. Si la vérité n’a pas réellement éclaté au grand jour, le mensonge d’État que cette réforme du système ferroviaire a engendré, aura aussi mis à nu le système totalitaire dans lequel le Capital règne en maître. Paradoxalement, même si le service public ferroviaire va s’affaiblir en termes de sécurité des circulations et d’efficacité, la grève des cheminots est porteuse pour l’avenir. Et c’est à nous de continuer de le mettre en lumière : Le système institutionnel de la Ve République, permet des décisions contraires à l’intérêt du Peuple !

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