Archives de catégorie : Institutions & Souveraineté populaire

Et nous ? Quand est-ce qu’on nous consulte sur l’Euro et l’Union Européenne ?

Depuis son élection, le gouvernement SYRIZA/ANEL d’A.Tsipras n’a eu de cesse d’affirmer vouloir rester dans les contraintes de l’Union Européenne. Il a cherché coûte que coûte à satisfaire les exigences de la Troïka (FMI, BCE, Commission Européenne), prolongeant ainsi les politiques régressives menées par ses prédécesseurs. Cela a perpétué et aggravé une situation dramatique pour le Peuple et les travailleurs grecs. Pour les institutions de l’UE et le FMI, bras armé du capitalisme mondialisé, cela ne suffit toujours pas.

Qu’on s’en réjouisse ou qu’on le déplore, l’avènement de SYRIZA a suscité un espoir bien au-delà des frontières de la Grèce. Celui d’un changement des rapports de force au sein de l’UE, celui de voir un gouvernement se dresser face aux diktats de la finance et servir d’exemple à d’autres pays. Pourtant, depuis 5 mois, A.Tsipras et son équipe ne sont pas revenus sur les précédents mémorandums et ont même donné des gages aux forces de l’OTAN en envisageant de nouvelles bases américaines sur le sol grec. La multiplication des déclarations du gouvernement grec voulant rassurer les maîtres européens sur la non-remise en cause de l’euro n’a fait qu’encourager les exigences de la Troïka.

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Vote obligatoire ? Le Capital a besoin de spectateurs pour faire perdurer sa « farce démocratique » !

Voilà que revient dans le débat politique la question du vote obligatoire. « Pour prolonger le formidable élan de la marche républicaine du 11 janvier, François Hollande avait confié aux présidents des deux assemblées la mission de réfléchir à “l’engagement citoyen” et le sentiment “d’appartenance républicaine”. Le président de l’Assemblée nationale, Claude Bartolone, a dévoilé ce mercredi 15 avril devant la presse ses 61 préconisations pour, dit-il, “redonner de la chair au pacte républicain” » ; l’une d’entre elles étant le vote obligatoire.

Il n’est pas étonnant qu’avec l’abstention qui augmente d’élection en élection, la classe dominante s’inquiète pour la légitimité des institutions qui la protègent. Car des élections sans électeurs rendent caduque l’institution elle-même, c’est d’ailleurs tout l’enjeu !

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Seul un point de vue révolutionnaire peut rassembler le monde du travail et permettre une issue ! Et c’est collectivement que nous devons l’élaborer…

Assassinats à Paris, élections en Grèce, Ukraine…

En ce début d’année 2015, il est encore plus difficile que d’habitude de s’arrêter un instant pour construire une réflexion sur les divers événements qui secouent le monde et notre pays. Il est pourtant nécessaire et essentiel de prendre le temps d’analyser la situation et de se projeter dans l’avenir afin d’élaborer une stratégie politique favorable au monde du travail. Car il est évident que la situation survenue après les meurtres barbares à Paris et Montrouge ne profite certainement pas à l’affirmation du point de vue du Travail comme issue à la crise !

N’est-il pas extrêmement significatif de constater que le Capital a réussi instantanément à retourner la situation à son avantage – à croire qu’il pourrait en être l’organisateur ? Comme à chaque fois. Comme si le monde du travail jouait une partie d’échecs avec dix coups de retard en permanence… Un choc traumatise la société et le Travail est réduit à l’impuissance. Comment, dans ces conditions, peut-il gagner la moindre partie ? L’urgence est donc à prendre le temps de la réflexion et de l’analyse collectives pour modifier cette situation et ainsi mieux œuvrer à ce que le point de vue du Travail définisse et revendique sa véritable place dans la société.

Arrêtons-nous sur deux événements majeurs qui font la une de l’actualité : les assassinats de début janvier et la victoire de Syriza aux élections législatives en Grèce. D’une part, une tragédie qui a engendré un traumatisme légitime et normal dans la population avec un malaise qui s’est généralisé, et à l’opposé, une petite lueur d’espoir pour le Travail avec la victoire de la coalition de gauche d’Alexis Tsipras. Sans rapports à priori, ces faits marquants, à la une des journaux, auront des conséquences majeures sur notre avenir commun.

Gardons l’image de cet échiquier sur lequel se jouent toutes les formes de l’affrontement Capital/Travail. Il est plus que probable, à l’allure où vont les choses, que le Capital va chercher à pousser son avantage en avançant ses pions et que d’autres faits importants risquent de se produire très rapidement.

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Sans le Front National, Hollande n’aurait pas « régné » plus de 6 mois !

Alors que le Capital continue à étendre violemment sa domination et sa prédation sur toutes les sphères de la société, alors qu’un président de la République n’a jamais été aussi détesté par ses concitoyens, jamais dans les nombreuses luttes actuelles le mot d’ordre « démission » n’est repris. Le Travail n’étant pas représenté par les partis institutionnels, la simple idée de revoter terrifie ; et si le Front National passait en tête ? À croire que l’annulation des élections de 2017 pourrait nous soulager ! Ainsi, pour contenir et dévoyer la colère, le Capital a son outil : le Front National qui ne met jamais en cause les mécanismes du profit capitaliste et les fondements du système.

Les élus nationaux, voire régionaux, quel que soit leur parti, sont soumis au Capital et ne sont là que pour faire illusion de démocratie ; en effet, toutes les annonces ou décisions des gouvernements successifs, tous les votes du parlement vont systématiquement dans le sens des intérêts du Capital. Du coup, les mobilisations multiples se heurtent systématiquement au cadre institutionnel, conçu pour servir et sauvegarder en toute situation le système capitaliste. Autrement dit, gagner reviendrait à faire tomber le pouvoir en place. Cela entraîne désarroi et désespérance. Le Travail, qui est seul à produire toutes les richesses, doit trouver en son sein les moyens de son émancipation et de son affirmation, en tant que tel, sur le terrain politique afin de faire éclater ces verrous institutionnels garants de notre domination.

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La grève des cheminots : une lutte pour l’intérêt général, contre les exigences du Capital, trahie par les mécanismes institutionnels !

« Tout bien, toute entreprise, dont l’exploitation a ou acquiert les caractères d’un service public national ou d’un monopole de fait, doit devenir la propriété de la collectivité. »

(Préambule de la Constitution de 1946 auquel la Constitution actuelle proclame son attachement).

Malgré cette proclamation, le 24 juin 2014, les députés de la République ont voté la mise à mort de la Société Nationale des Chemins de fer Français, bien commun de la Nation. Quelques jours plus tard, les sénateurs ont fait de même. Sans l’action des cheminots, 65 millions de citoyens se seraient vus « expropriés » dans le silence le plus absolu. Si la vérité n’a pas réellement éclaté au grand jour, le mensonge d’État que cette réforme du système ferroviaire a engendré, aura aussi mis à nu le système totalitaire dans lequel le Capital règne en maître. Paradoxalement, même si le service public ferroviaire va s’affaiblir en termes de sécurité des circulations et d’efficacité, la grève des cheminots est porteuse pour l’avenir. Et c’est à nous de continuer de le mettre en lumière : Le système institutionnel de la Ve République, permet des décisions contraires à l’intérêt du Peuple !

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