Seul le Travail crée des richesses, pourtant il est exclu du pouvoir, dans les entreprises et dans les institutions, c’est cela qu’il faut changer !

Un an après l’élimination de Sarkozy, le mécontentement populaire est profond face à la poursuite de la même politique par la majorité de gauche, dominée par le Parti Socialiste, mais dont les Verts et le Front de Gauche se revendiquent. Le mouvement populaire, bridé dans son expression par les institutions, doit lucidement trouver en lui-même les solutions.

Participer à l’élaboration d’une nouvelle Constitution : OUI ! À la condition d’être lucides sur les enjeux et responsabilités des uns et des autres et d’oser réfléchir à des solutions vraiment novatrices et révolutionnaires.

En commençant par donner au travail la place qui lui revient pour décider de la répartition des richesses qu’il est seul à créer !

Tournant le dos aux aspirations populaires, le nouveau pouvoir a choisi délibérément le camp du Capital qui exige de faire payer sa crise aux peuples. De nombreuses luttes s’avèrent déterminées, comme à PSA Aulnay, Good Year Amiens, Florange ou Fralib, entre autres. Mais un sentiment d’impuissance domine majoritairement dans la population et parmi les salariés.

Pour modifier cette situation, nous devons réaffirmer un point de vue du monde du travail et mettre en cause la légitimité de propriété des entreprises et la logique actionnariale.

Seul le travail est créateur de richesses, nous n’avons pas besoin des pseudos « investisseurs », nom plus présentable des prédateurs capitalistes. Le pouvoir des actionnaires est illégitime ! Leur logique est mortifère pour la société et la population ! Ils ne créent aucunes richesses. Le Parti Socialiste a accepté leur diktat et fait siennes leurs revendications. Dès lors, les menaces de futures défaites électorales n’ont plus de prise. De fait, ses députés savent qu’ils trouveront des reclassements dorés dans les entreprises du CAC 40 ou comme sous-traitants du capital dans les « organismes d’Etat rémunérateurs », comme le dévoile l’affaire « Cahuzac ».

Après l’adoption à la hussarde du traité européen, négocié par Sarkozy, ratifié par Hollande, mettant fin à toute indépendance budgétaire de notre pays si nous persistons à rester dans « l’Union Européenne », le gouvernement socialiste se prépare à recourir à la procédure des ordonnances, pour passer en force plus rapidement ses projets de régression sociale, sur les retraites notamment. Le MEDEF n’en attendait pas tant.

Lors de la 1ère phase de la crise, d’aspect financier au premier abord, personne ne peut nier que les acquis des luttes que constituent le financement de la protection sociale par la socialisation du salaire et l’existence de services publics échappant à la prédation directe du Capital ont été des « amortisseurs » sociaux, limitant la hausse du chômage.

C’est pourtant à ces deux piliers du « modèle social français », imposés à la Libération par les organisations de résistants (le CNR), que l’actuel gouvernement, poursuivant l’œuvre du précédent, veut s’attaquer par l’utilisation des ordonnances.

Il ne peut ici être question d’une simple capitulation devant les intérêts du Capital mais bien d’un choix délibéré de collaboration, trahissant désormais tout le monde du Travail, jusqu’à sa partie la plus aisée, après avoir abandonné la classe ouvrière dans les années 80.

La loi « sécurisation de l’emploi », (appellation déjà ignoble parce qu’elle va aboutir à son exact contraire), va donner au Patronat des moyens de contourner systématiquement le Code du Travail. L’acceptation par des directions de syndicats de salariés de cette régression sans précédent depuis la période de l’occupation et de la collaboration est très grave et beaucoup de leurs militants locaux vont se trouver orphelins lorsque les effets de cet accord scélérat vont se concrétiser.

Il ne peut y avoir des contreparties de justice sociale dans un système qui est fondé sur l’exploitation par un nombre infime sur l’immense majorité de la population, sur sa domination dans toutes sphères de la société.

Ceux qui prétendent obtenir des avancées dans le cadre actuel nous mentent ou, au mieux, se trompent et nous trompent. Celles-ci seront arrachées de force aux capitalistes par nos luttes, jusqu’à leur mise hors d’état de nuire définitive.

D’expérience, nous savons déjà qu’il faut mettre fin à la prédominance de la fonction de Président de la République en supprimant sa désignation par le suffrage universel. D’expérience, il faut instituer une désignation de celles et ceux qui votent les lois en notre nom à la proportionnelle, avec un mandat impératif et révocable si le programme annoncé avant l’élection n’est pas respecté une fois élu(e).

D’ores et déjà, nous savons que des représentants du travail, élus par leurs collègues, et des représentants de la population, élus par le Peuple, doivent aussi prendre une place prépondérante dans la direction des grandes entreprises, pour décider de leur production conformément aux besoins et aspirations populaires et de la société.

VIème République ou 1ère République Sociale, qu’importe le nom. L’essentiel est qu’elle soit une œuvre commune et conforme à l’aspiration de la grande majorité de notre Peuple et à l’expression de sa souveraineté.

En reprenant, en tant que Peuple, les rênes de notre destinée, nous romprons, de fait, avec l’Union Européenne, créée exclusivement pour imposer l’institutionnalisation du Capitalisme et abandonnerons l’EURO, arme de guerre contre les intérêts de tous les peuples d’Europe. Notre futur gouvernement, désormais véritablement sous contrôle populaire, travaillera ainsi, avec conviction et détermination, à des nouvelles coopérations entre les peuples, mutuellement avantageuses, avec tous ceux qui y seront disposés.

Le 5 mai 2013

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