Archives de catégorie : Services publics

Dans une société débarrassée du capitalisme, un statut particulier des personnels deviendrait sans doute inutile…

… En attendant, il garde toute sa pertinence et son importance ! L’acharnement de la classe dominante depuis toujours sur ce sujet n’est pas innocent et aujourd’hui c’est Macron qui a été mandaté pour l’assumer à coups d’ordonnances. Il s’agit pour elle de détourner le principe des statuts en le présentant uniquement comme des « privilèges » que défendent les personnels en question pour en faire oublier l’essence même.

Finalement, ces fameux statuts que veut détruire la classe dominante sont au cœur même de l’affrontement idéologique sur la question du Service Public. D’ailleurs, quand on parle de privatisation d’entreprises publiques, de Service Public, il ne s’agit pas seulement du changement de statut de la ou les entreprises concernées ; elles sont toujours accompagnées de la fin du statut particulier de leur personnel, et ce n’est pas pour rien ! Dit autrement, une Société Anonyme avec uniquement du personnel à statut serait très limitée d’un point de vue capitaliste.

Plus qu’un verrou contre l’arrivée du parasite dans une activité donnée, les statuts sont non seulement une véritable interface entre les personnels et le public, mais aussi un premier pas indispensable vers une vision communiste du travail.

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Retour sur la privatisation de l’aéroport de Toulouse-Blagnac : y aurait-il un bon et un mauvais Capital ?

En décidant d’ouvrir le Capital de la société d’exploitation de l’aéroport de Toulouse, le gouvernement confirme non seulement le désengagement de l’État dans les aéroports français et plus généralement dans l’ensemble du secteur public, mais surtout sa servitude indécente au Capital pour l’aider à étendre son emprise partout et dans tous les domaines. Le mécanisme est rodé et pas nouveau : on a volontairement créé une dette publique – entièrement privée ! – pour asservir à perpétuité les peuples et pour « justifier » les politiques d’austérité mises en place par les gouvernements successifs qui elles-mêmes « justifient », entre autres, la vente des bijoux de famille. Et c’est coup double pour le Capital, cela lui permet de rentrer dans toutes les entreprises où il n’était pas encore présent pour piller – encore plus – les richesses créées par les seuls travailleurs ; tout cela avec la complicité de ses serviteurs zélés au pouvoir qui, n’ayant pas eu mandat du Peuple pour cela, n’ont aucune légitimité sur ce sujet…

Mais comment le Capital, par ce type d’opération extrêmement néfaste pour le monde du Travail, arrive-t-il à déposséder à chaque fois des millions de copropriétaires – car les biens de la Nation appartiennent à tous les citoyens, à tous les travailleurs – sans aucune réaction subversive des spoliés de leur propriété collective ? Dit autrement, quels mécanismes permettent de conserver cet ordre établi malgré les luttes ?

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La grève des cheminots : une lutte pour l’intérêt général, contre les exigences du Capital, trahie par les mécanismes institutionnels !

« Tout bien, toute entreprise, dont l’exploitation a ou acquiert les caractères d’un service public national ou d’un monopole de fait, doit devenir la propriété de la collectivité. »

(Préambule de la Constitution de 1946 auquel la Constitution actuelle proclame son attachement).

Malgré cette proclamation, le 24 juin 2014, les députés de la République ont voté la mise à mort de la Société Nationale des Chemins de fer Français, bien commun de la Nation. Quelques jours plus tard, les sénateurs ont fait de même. Sans l’action des cheminots, 65 millions de citoyens se seraient vus « expropriés » dans le silence le plus absolu. Si la vérité n’a pas réellement éclaté au grand jour, le mensonge d’État que cette réforme du système ferroviaire a engendré, aura aussi mis à nu le système totalitaire dans lequel le Capital règne en maître. Paradoxalement, même si le service public ferroviaire va s’affaiblir en termes de sécurité des circulations et d’efficacité, la grève des cheminots est porteuse pour l’avenir. Et c’est à nous de continuer de le mettre en lumière : Le système institutionnel de la Ve République, permet des décisions contraires à l’intérêt du Peuple !

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