Archives de catégorie : Institutions & Souveraineté populaire

« À la Bastille ! Abattons la Bastille des trusts ! »

« C’est au nom du salut public que nous voulons exproprier les trusts et les réduire au néant. »

Après l’épisode des élections présidentielles et celui des législatives, il pourrait sembler que le monde du Travail soit dans une période de flottement, d’incompréhension, de désespoir… En regardant ce spectacle uniquement sous l’angle orienté par la classe dominante, il y a de quoi ; par contre, en prenant un peu de recul et de réflexion, en ne nous laissant pas confisquer par des imposteurs l’espace politique qui est le nôtre, nous nous trouvons dans une situation on ne peut plus claire où tous les mécanismes institutionnels sont dévoilés et délégitimés par une abstention massive et historique, et où la mise en scène vulgaire de la part du Capital ne fait plus illusion.

C’est dans ce contexte, que Rouges Vifs IDF ressort un discours d’André MARTY, ancien secrétaire du P.C.F., lors du Xe congrès du P.C.F. en juin 1945. Ce texte officiel et les réflexions élaborées par le P.C.F. de l’époque rentrent dans une curieuse résonance avec la situation politique d’aujourd’hui.

Plus de soixante-dix ans après, la pertinence et la clairvoyance des camarades révolutionnaires de l’époque restent d’actualité ; pire, cela montre qu’alors que « les trusts sans Patrie » ont su continuer à manœuvrer et à améliorer leur domination (on parlait déjà de « véritable super-gouvernement international »), il semblerait qu’aujourd’hui les réflexions révolutionnaires et visionnaires de l’époque aient été abandonnées depuis bien longtemps maintenant. Cela donne non seulement l’explication de la situation actuelle, mais aussi des pistes pour nous en sortir.

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Élection présidentielle : demain, le Capital vous invite au final de son dernier spectacle : des millions d’électeurs vont voter pour un candidat qu’ils ne veulent pas !

Demain, la classe dominante organise un nouveau rendez-vous électoral. Ce sera la fin d’une interminable période où la classe politique s’est enfoncée dans une médiocrité et un ridicule sans précédent. Le monde du Travail aspire à bien autre chose que cette comédie insupportable, en dehors de toute réalité.

Ce n’est pas parce que le Capital pose des urnes qu’il y a démocratie ; ce n’est pas parce qu’il y a vote qu’il y a démocratie ! Cette farce « démocratique » revêt un fait inédit : les comédiens qui y participent ne savent pas qu’ils jouent dans une comédie ! Si notre avenir et nos vies n’en dépendaient pas, ce serait très drôle.

Un problème insoluble

Dans cette élection à deux tours conçue pour éliminer tout candidat représentant le monde du Travail, ce dernier se retrouve maintenant confronté à un problème sans solution ; il faut faire son « choix » entre deux finalistes, tous les deux « fabriqués par le système » pour le préserver en mettant en scène leur prétendue opposition. Chaque électeur est ainsi sommé de voter CONTRE l’un ou l’autre, CONTRE une des deux faces de la même pièce, du même système !

Si le mécanisme est rodé, et si la classe dominante aura un œil attentif sur le nombre de spectateurs qui seront venus à son dernier spectacle, la participation au premier tour donne déjà une certaine légitimité à cette élection et au piège qui vient de se refermer sur nous.

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COMMUNIQUÉ : une fois de plus, l’élection présidentielle divise le monde du travail !

Il faut en finir avec ce dispositif conçu pour empêcher le rassemblement et le changement de société

Lors de la mise en œuvre de la Ve République en 1958, les communistes dénonçaient le caractère fondamentalement antidémocratique de l’élection du Président de la République au suffrage direct, en argumentant sur le fait que cela donnerait énormément de pouvoirs concentrés dans les mains d’une seule personne.

11 élections présidentielles plus tard, les craintes évoquées s’avèrent sous-estimées, car les fondements des institutions de 58, avec comme point d’orgue les présidentielles, sont particulièrement mortifères pour le point de vue politique du monde du Travail et pour l’aboutissement de ses luttes. Le bilan est très lourd.

Nous ne pouvons plus ignorer les véritables obstacles auxquels nous sommes confrontés pendant nos grèves et manifestations, dont la dernière contre la loi « El Khomri » adoptée par le 49.3, utilisé par trois fois. Cela signifiait aux 70 % de français se prononçant contre cette loi que la légitimité du gouvernement issu des résultats de la présidentielle précédente de 2012 était prépondérante à leur rejet de la politique menée en 2016 !

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Pourquoi le combat actuel pour le retrait de la « loi travail » peut pousser le Travail à sortir de l’Union européenne, à annuler la dette dite « publique », mais surtout écraser le parasite, le Capital ?

L’appétit gargantuesque et toujours plus important du Capital compresse toujours plus le monde du Travail et lui impose des régressions sans précédent. Ainsi les lois Macron, Rebsamen, maintenant El Khomri – pour ne citer que ces noms –, dans la continuité des politiques des précédents gouvernements depuis des décennies, s’inscrivent dans ce plan organisé de pillage des richesses produites par le seul Travail.

Seulement, si aucun gouvernement et même parti institutionnel ne s’oppose au diktat du Capital, il est en train de se passer quelque chose de subversif pour le système capitaliste : le Travail est en train de prendre conscience du fait qu’il est seul créateur de richesses et que cela lui octroie une légitimité politique. Cette affirmation politique du point de vue du Travail peut faire sauter de nombreux verrous mis en place par le Capital depuis des décennies.

Le combat qui est en train de se mener avec des manifestations et rassemblements toujours plus massifs pour le retrait de la « loi travail » commence à montrer ces réels enjeux ; et à moins que le monde du Travail ne rentre dans ses chaumières comme si de rien n’était, le combat va très vite prendre une tournure plus politique : se libérer totalement de la domination du Capital. Pour cela, et dans un premier temps, le Travail va devoir dynamiter les deux principaux verrous indispensables à son émancipation, l’Union européenne et la privatisation de la dette dite « publique ».

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Hollande, Valls, Macron, Rebsamen, El Khomri [etc.] si on vous attrape… Maintenant, on prend tout !

L’actualité sociale s’accélère. Le monde du travail, écrasé par le Capital, bouillonne. Devant l’ampleur des attaques (retour aux normes d’avant le Code du travail, légalisation des licenciements abusifs, condamnation à la prison de syndicalistes…), les luttes tentent de converger malgré les obstacles et l’absence d’impulsion au plan national. Il est en train de se passer quelque chose de subversif pour le système capitaliste entraînant des possibilités énormes pour l’affirmation politique du point de vue du Travail. Le monde du travail est en train de prendre acte de la guerre à outrance que nous mène la classe dominante pour préserver ses intérêts dans une crise économique dont elle est seule responsable. Le Travail est en train d’admettre que le match en train de se jouer s’avère désormais sans compromis possible avec le Capital qui était la règle depuis la Libération ; dit autrement, pour gagner, il faut écraser le parasite, le Capital. Il n’a plus aucune légitimité à dominer ou gérer la société.

En créant cette situation, le Capital pourrait avoir signé son arrêt de mort ; car ce n’est pas en changeant de gouvernement, de PDG, en annulant une loi, que le Travail pourrait y trouver une issue favorable. Une seule solution se présente à nous : tout prendre !

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